Rage : un chien errant venu du Maroc déclenche l’alerte à Melilla

Les autorités espagnoles ont confirmé un nouveau cas de rage animale, le cinquième depuis janvier 2025 dans l’enclave. Le chien infecté venait du Maroc. Il a été intercepté le 7 septembre après avoir franchi la frontière terrestre de Beni-Enzar.

L’animal, de type croisé, adulte, errait en ville sans collier ni identification. Il a été capturé puis transféré dans un centre d’observation. Il est mort quatre jours plus tard, le 11 septembre. Les symptômes observés évoquaient clairement un cas de rage avancée.

Le Centre national de microbiologie espagnol a analysé un échantillon. Le résultat est tombé le 16 septembre : il s’agit bien d’un cas confirmé de rage. L’antigène du virus a été détecté sans équivoque.

Les services sanitaires de Melilla ont lancé une alerte à la population. Toute personne mordue ou ayant eu un contact salival avec l’animal est invitée à consulter immédiatement. Un traitement préventif est recommandé.

Ce nouvel épisode relance les inquiétudes sur le passage d’animaux errants non vaccinés depuis le Maroc. Les autorités locales dénoncent des failles dans la surveillance frontalière. La rage reste endémique dans certaines régions du sud marocain.

À Melilla, la vaccination contre la rage est obligatoire et gratuite. Elle concerne les chiens, chats et furets âgés d’au moins trois mois. Des campagnes de sensibilisation sont régulièrement organisées auprès des propriétaires d’animaux domestiques.

Ce cas rappelle l’importance de renforcer la coopération transfrontalière en matière de santé animale. La surveillance doit s’intensifier pour éviter d’autres passages non contrôlés. Les risques ne concernent pas que les animaux. Ils touchent aussi les populations voisines.

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