La Confédération des Syndicats de Pharmaciens du Maroc (CSPM) interpelle le ministère de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS) sur le projet de réforme de la tarification des médicaments. Elle met en garde contre ses effets sur l’équilibre du secteur officinal.
Dans un courrier adressé au ministre de la Santé et de la Protection sociale, la Confédération exprime ses préoccupations concernant le projet de révision du système de fixation des prix des médicaments. Le document souligne les enjeux liés à ce chantier pour la stabilité de la chaîne du médicament au Maroc.
Selon le document, signé par le président du CSPM, le Dr Mohamed Lahbabi, les pharmaciens rappellent que ce projet s’inscrit dans un objectif de maîtrise des dépenses et d’amélioration de l’accès aux traitements. Toutefois, ils estiment que certaines mesures envisagées pourraient fragiliser les officines, déjà confrontées à des contraintes économiques.
Le courrier fait notamment référence aux effets du précédent décret de 2013, qui, selon la Confédération, a contribué à déséquilibrer la situation financière de nombreuses pharmacies. Certaines structures auraient été contraintes de fermer, tandis que d’autres restent en difficulté.
Les signataires insistent sur la nécessité d’adopter une approche concertée, intégrant l’ensemble des acteurs du secteur. Ils appellent à une révision du projet tenant compte des spécificités du marché national et des réalités économiques des officines.
La Confédération plaide également pour un équilibre entre l’accessibilité des médicaments pour les patients et la viabilité économique des pharmacies. Elle considère ces dernières comme un maillon central du système de santé, notamment en matière de proximité et de continuité des soins.
Le Dr Lahbabi et le CSPM appelle à associer pleinement les pharmaciens aux discussions en cours afin de formuler des propositions techniques et professionnelles adaptées.

