Prix des médicaments : de grandes annonces pour 2026

En présentant les grandes lignes du budget 2026, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a annoncé une réduction significative des droits de douane sur plus d’une centaine de médicaments et de matières premières. Pour plusieurs produits, la taxe devrait être ramenée à 2,5 %, contre 30 % actuellement.

Cette révision tarifaire vise d’abord à diminuer la charge financière supportée par les patients. Le gouvernement rappelle que les droits de douane perçus sur les médicaments représentent une part marginale des recettes publiques. L’enjeu principal concerne donc l’accès aux traitements, dans un contexte où les remboursements pèsent lourdement sur les régimes de couverture médicale.

La réforme s’inscrit dans la continuité d’une première reclassification opérée en 2023. Celle-ci avait introduit différentes grilles tarifaires selon l’origine des produits. La nouvelle étape élargit considérablement le nombre de molécules bénéficiant d’un taux réduit, notamment celles dont l’usage connaît une forte progression.

Une révision globale des produits pharmaceutiques

Au total, 308 dénominations communes internationales ont été réévaluées. Parmi elles, un large groupe bénéficiera d’une baisse importante des droits. Certains produits verront au contraire leurs tarifs augmenter pour soutenir la fabrication locale et sécuriser la chaîne d’approvisionnement. L’objectif affiché est de concilier accessibilité et protection de l’industrie nationale.

Le gouvernement insiste sur un point : la baisse des droits ne doit pas rester théorique. Un suivi renforcé est prévu afin de vérifier que la réduction des coûts à l’importation se répercute effectivement sur les prix de vente. Les autorités prévoient un contrôle plus strict des marges appliquées dans la chaîne de distribution.

Un chantier structurant pour la souveraineté sanitaire

Cette réforme douanière constitue l’un des leviers du futur modèle de développement sanitaire. En encourageant la production locale et en facilitant l’accès aux médicaments essentiels, le Maroc cherche à réduire sa dépendance aux importations. La mise en œuvre nécessitera une adaptation progressive du cadre réglementaire, un effort de formation et une planification industrielle capable d’accompagner les évolutions du marché.

Le gouvernement présente ce changement comme une étape clé pour renforcer la souveraineté sanitaire du pays et garantir, à terme, une meilleure disponibilité des traitements à des coûts maîtrisés.

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