Le Dr Mohamed Lahbabi, président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM), est revenu, dans un message publié le 20 avril, sur les suites du sit-in du 9 avril, appelant à accélérer la mise en œuvre des réformes du secteur.
Le président de la CSPM souligne la participation de plus de 5.000 pharmaciens au sit-in organisé devant le Conseil de la concurrence. Il y voit une mobilisation structurée, portée par une volonté de défendre l’avenir de la profession et l’accès au médicament.
Dans ce contexte, la déclaration du ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS) devant la Chambre des conseillers marque, selon lui, un tournant. Le Dr Lahbabi relève que l’ouverture du capital des pharmacies ne figure pas dans le programme gouvernemental. Une position qu’il considère comme un signal politique important.
« Il s’agit d’un acquis intermédiaire », indique-t-il, tout en rappelant que cette évolution intervient après une mobilisation d’ampleur nationale. Selon lui, cette dynamique a permis d’imposer le dossier de la pharmacie dans le débat public et institutionnel.
Une situation loin d’être résolue
Pour autant, le président de la CSPM appelle à ne pas limiter la lecture à cette seule avancée. Plusieurs chantiers engagés depuis 2023 restent en suspens. Ils concernent des réformes jugées nécessaires pour la stabilité du secteur et la sécurité du circuit du médicament.
Le Dr Lahbabi insiste sur la position de la Confédération concernant le dialogue. L’organisation se dit ouverte à des discussions, à condition qu’elles reposent sur un agenda précis et qu’elles débouchent sur des décisions concrètes.
Il évoque notamment la question du projet de décret relatif à la fixation des prix des médicaments. La CSPM demande son réexamen dans un cadre concerté, ainsi que la mise en œuvre des engagements actés lors de la réunion du 15 avril 2023.
À l’inverse, la Confédération rejette toute forme de concertation jugée formelle ou sans effet. Elle met en garde contre une répétition de discussions prolongées sans décisions opérationnelles.
Dans son message, le Dr Lahbabi résume la position de la profession : ouverture au dialogue, mais exigence de résultats. Il appelle à une accélération des réformes et à leur mise en œuvre sans nouveaux délais.
La CSPM indique enfin que la mobilisation reste active. Le mouvement du 9 avril s’inscrit, selon elle, dans une dynamique appelée à se poursuivre, avec pour objectif la défense des conditions d’exercice et la stabilité du système de santé.

