L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé, le 29 avril 2026 à Genève, la création d’un réseau mondial de centres de formation en bioproduction. Il est question de renforcer les compétences nécessaires à la fabrication locale de vaccins et produits biologiques, et d’améliorer l’accès équitable aux technologies de santé.
L’initiative marque une nouvelle étape dans la stratégie de l’OMS visant à consolider les capacités industrielles en santé à l’échelle mondiale. Au-delà des infrastructures et du transfert de technologies, l’accent est désormais mis sur le développement des compétences humaines, jugées essentielles pour garantir la durabilité des investissements.
Ce réseau s’inscrit dans le cadre de l’initiative lancée en 2023 pour former une main-d’œuvre spécialisée dans la bioproduction. Il vise à combler les déficits de compétences sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la recherche à la fabrication, en passant par le contrôle qualité et la réglementation.
Un réseau mondial structuré par régions
Les centres sélectionnés couvriront les six régions de l’OMS, avec une approche adaptée aux contextes locaux. En Afrique, deux institutions ont été retenues, dont l’Institut Pasteur de Dakar au Sénégal et le Conseil pour la recherche scientifique et industrielle en Afrique du Sud.
Dans les autres régions, des centres seront également mobilisés, notamment au Brésil, en Inde, en Irlande, en Égypte et en Chine. Ces structures travailleront en lien avec des universités et des industriels afin de développer des formations adaptées aux besoins régionaux et de renforcer les expertises locales.
Coordonné à l’échelle mondiale, ce réseau fonctionnera en partenariat avec l’OMS, tout en conservant une autonomie opérationnelle. L’objectif est d’assurer une montée en compétences rapide et homogène, tout en tenant compte des spécificités réglementaires et linguistiques de chaque région.
Un levier pour la souveraineté sanitaire
Pour l’OMS, le développement d’une main-d’œuvre qualifiée constitue un levier central pour réduire les inégalités d’accès aux produits de santé. Cette stratégie s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la production locale de vaccins, de biothérapies et d’autres technologies essentielles.
L’initiative complète le Hub mondial de formation en bioproduction, lancé en 2022 en Corée du Sud, qui propose des programmes standardisés combinant formation théorique et pratique.
À terme, ce dispositif doit permettre aux pays de mieux anticiper les crises sanitaires et de renforcer leur capacité de réponse. La pandémie de Covid-19 a mis en évidence les limites des chaînes d’approvisionnement mondiales. L’OMS entend désormais favoriser une production plus diversifiée géographiquement, soutenue par des compétences locales solides.

