Les boissons riches en sucre et les produits alcoolisés deviennent plus accessibles dans de nombreux pays, alerte l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette évolution s’accompagne d’une hausse des maladies non transmissibles, des traumatismes et de plusieurs facteurs de mortalité évitable, notamment chez les enfants et les jeunes adultes.
Dans deux rapports publiés le 13 janvier 2026, l’OMS appelle les gouvernements à renforcer la fiscalité sanitaire. L’organisation estime que les taxes actuelles restent trop faibles pour limiter la consommation de produits nocifs. Cette situation contribue à l’augmentation de l’obésité, du diabète, des maladies cardiovasculaires et de certains cancers.
Selon l’OMS, le marché mondial des boissons sucrées et de l’alcool génère des milliards de dollars. Pourtant, les États ne captent qu’une part limitée de cette valeur via des taxes de santé publique. Les données montrent que 116 pays taxent les boissons sucrées, mais souvent de manière incomplète. De nombreux produits très sucrés échappent encore à toute fiscalité.
Concernant l’alcool, au moins 167 pays appliquent une taxe, mais celle-ci ne suit pas toujours l’inflation ni la croissance des revenus. Résultat : ces produits deviennent plus abordables dans plusieurs régions. L’OMS souligne que cette accessibilité favorise les violences, les accidents et les troubles de santé mentale.
Face à ces constats, l’OMS plaide pour une réforme profonde des politiques fiscales. Son initiative « 3 by 35 » vise à augmenter progressivement les prix réels du tabac, de l’alcool et des boissons riches en sucre d’ici 2035. L’objectif consiste à réduire leur consommation, prévenir les maladies et dégager de nouvelles ressources pour les systèmes de santé.

