L’Institut Pasteur du Maroc a donné, le 15 juillet à Casablanca, le coup d’envoi d’un atelier de formation panafricain consacré à la fabrication de vaccins. L’événement réunit des chercheurs, ingénieurs, pharmaciens et professionnels de santé de plusieurs pays du continent, dans un contexte où la question de la souveraineté vaccinale reste un enjeu stratégique pour l’Afrique.
Durant plusieurs jours, les participants vont suivre un programme mêlant ateliers pratiques, modules théoriques et échanges autour des bonnes pratiques industrielles. La formation, soutenue par Sartorius Bioprocess Solutions et l’Empower School of Health, vise à renforcer les compétences locales dans la chaîne de production vaccinale, depuis les phases de développement jusqu’au conditionnement et à la mise sur le marché.
Le Maroc, qui a multiplié les initiatives dans ce domaine depuis la crise du Covid-19, s’inscrit dans une dynamique régionale plus large visant à réduire la dépendance de l’Afrique vis-à-vis des importations pharmaceutiques. La pandémie a révélé les limites des circuits d’approvisionnement internationaux et renforcé l’idée d’un nécessaire transfert de technologies vers les pays du Sud.
L’atelier se tient au moment où plusieurs projets industriels liés à la bioproduction sont en cours de structuration sur le continent, y compris au Maroc, où des investissements publics et privés sont mobilisés pour soutenir des unités locales de fabrication. En ouvrant ses portes à une formation d’envergure continentale, l’Institut Pasteur du Maroc entend jouer un rôle actif dans la structuration de ce nouvel écosystème africain de la santé.
Pour les organisateurs, cet effort de formation est un préalable indispensable au développement de filières locales robustes, capables de répondre aux futures urgences sanitaires. L’idée est de créer une masse critique de compétences scientifiques et techniques pour permettre aux États africains de mieux anticiper et gérer les pandémies à venir.
Au-delà de l’aspect technologique, l’initiative s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud, avec le Maroc comme hub régional en matière de santé publique, de formation et de transfert de savoir-faire.
L’Institut Pasteur du Maroc, déjà engagé dans plusieurs partenariats internationaux, confirme ainsi son positionnement en tant qu’acteur de référence dans les domaines de la veille épidémiologique, de la recherche biomédicale et de la formation spécialisée.

