Le Pr Samlali revendique des « ambitions sans plafond » pour Oncorad au Maroc et à l’international

Quelques jours après l’ouverture de son pôle hospitalier à Safi, Oncorad pose les bases d’un projet qui dépasse la région. Le Pr Redouane Samlali, Cofondateur et PDG du Groupe, résume la vision d’Oncorad : « Nous avons des ambitions sans plafond ». Derrière cette déclaration, une stratégie structurée autour de l’accès aux soins, de l’innovation et d’un déploiement à l’international.

À Safi, le projet s’attaque à un déséquilibre ancien. Les soins spécialisés restent concentrés dans les grandes métropoles. Pendant des années, les patients ont dû se déplacer pour se faire diagnostiquer ou traiter.

Le nouveau pôle change cette organisation. Il regroupe plusieurs spécialités dans un même espace. Les patients accèdent à un parcours complet, sans quitter la région.

Le gain est immédiat. Moins de déplacements, moins de charges pour les familles et une prise en charge plus rapide. Pour le Pr Samlali, ce rapprochement de l’offre améliore concrètement l’accès aux soins.

Une offre spécialisée encore rare dans la région

Le site introduit des spécialités peu accessibles jusque-là à Safi. La médecine nucléaire en est l’illustration la plus marquante. Le PET scan et la scintigraphie permettent d’affiner le diagnostic, notamment en cancérologie. Les équipes identifient les pathologies plus tôt et adaptent les traitements.

Les délais se réduisent. Les patients évitent les transferts vers d’autres villes. La prise en charge gagne en efficacité.

L’unité d’hématologie avec autogreffe complète ce dispositif. Elle permet de traiter localement certains cancers du sang. Cette capacité renforce le positionnement du site à l’échelle régionale.

Un établissement pensé comme un réseau élargi

Le pôle ne se limite pas à ses murs. Il fonctionne comme une plateforme connectée. La télémédecine permet d’assurer un suivi à distance et de mobiliser des expertises externes.

Cette organisation cible les zones sous-médicalisées. Elle élargit l’accès aux soins spécialisés sans multiplier les structures lourdes.

Le groupe mise aussi sur les compétences locales. Une partie des équipes vient de la région. Ce choix renforce la continuité des soins et l’ancrage territorial.

Former pour accompagner la montée en charge

Oncorad prépare une nouvelle étape autour de la formation. Une infrastructure dédiée est en cours de structuration. « Nous aspirons à former plus de 1.000 personnes dans nos locaux, afin de consolider l’offre et la qualité des soins proposés aux marocains », a déclaré le PDG d’Oncorad.

Le groupe vise une montée en compétence progressive des équipes à l’horizon 2029. L’enjeu est d’accompagner l’évolution des pratiques et de soutenir le développement du réseau. Pour lui, investir dans l’humain est un pilier de la réussite du système de la santé, car il ne suffit pas seulement de disposer des moyens matériels s’il n’y a personne derrière pour la gestion et l’accompagnement.

Les équipements déjà en place serviront de base à cette dynamique. Ils permettront de former sur des technologies avancées, au plus près du terrain.

Innovation et projection au-delà du Maroc

Le groupe entend renforcer son avance sur le plan technologique. La robotique occupe une place croissante dans les parcours de soins, notamment en chirurgie et en précision des gestes. La médecine nucléaire, déjà déployée à Safi, s’inscrit dans une logique de diagnostic avancé et de suivi fin des pathologies. À cela s’ajoute la médecine intégrative, qui vise à associer les approches thérapeutiques pour améliorer la qualité de vie des patients et accompagner les traitements lourds.

Cette orientation repose sur un investissement continu dans les équipements et les compétences. Le groupe mise sur des technologies capables de transformer la prise en charge, mais aussi sur la formation des équipes pour en garantir l’usage optimal. L’objectif est d’installer des standards élevés, comparables aux meilleures pratiques observées à l’international.

Dans le même temps, Oncorad prépare une nouvelle phase de développement hors du Maroc. Une ouverture est annoncée dans les mois à venir à Abidjan, en Côte d’Ivoire, avec la Clinique Littoral. D’après le Pr Samlali, le projet vise à reproduire un modèle déjà éprouvé : une offre de soins structurée, intégrant diagnostic, traitement et suivi dans un même espace.

Ce déploiement s’appuie sur une lecture des besoins locaux. L’enjeu est de proposer une offre adaptée, tout en maintenant un niveau d’exigence élevé sur les équipements et les pratiques. À travers cette implantation, le groupe amorce une stratégie africaine qui pourrait s’étendre à d’autres pays dans les années à venir.

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