Du 15 au 17 février 2024, Casablanca accueillera la 41ᵉ édition du Congrès de la Société Royale Marocaine de Gynécologie Obstétrique (SRMGO), un rendez-vous désormais incontournable pour les spécialistes de la santé féminine au Maroc et dans la région MENA.
La présence annoncée du ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), Khalid Aït Taleb, témoigne du poids institutionnel accordé à cet événement. Le congrès, orchestré par le Dr Houcine Maaouni, président de la SRMGO, ambitionne de fédérer un large spectre de professionnels : gynécologues, obstétriciens, chercheurs, mais aussi des représentants d’organisations nationales et internationales.
Cette édition s’attaque à des enjeux médicaux majeurs : le cancer du sein, les complications obstétricales graves comme les placentas accreta, ou encore l’endométriose, longtemps ignorée dans les politiques de santé publique. À cela s’ajoutent des thématiques à la croisée de l’innovation et de la clinique : échographie fœtale, fertilité, ou encore l’usage de l’intelligence artificielle dans le dépistage du cancer du col de l’utérus.
Plus qu’un simple congrès, l’événement se veut un creuset de dialogue scientifique, propice à l’émergence de collaborations et à l’harmonisation des pratiques médicales. Dans un contexte où les inégalités d’accès aux soins pour les femmes persistent, cette plateforme de réflexion collective arrive à point nommé.
Alors que les pathologies féminines souffrent encore d’un dépistage tardif ou d’une prise en charge morcelée, ce rendez-vous pourrait marquer un tournant. En stimulant la recherche, en diffusant les bonnes pratiques, mais aussi en interpellant les décideurs sur les urgences du terrain, la SRMGO affirme son rôle de moteur dans l’amélioration durable de la santé des femmes marocaines.

