La Fédération marocaine des droits du consommateur (FMDC) alerte une nouvelle fois sur la persistance des pénuries de médicaments au Maroc, mettant en lumière une situation préoccupante qui affecte autant les pharmacies de ville que les structures hospitalières.
Dans un communiqué diffusé récemment, la FMDC évoque des ruptures touchant principalement les traitements destinés aux patients souffrant de maladies chroniques comme le diabète, l’hypertension artérielle ou encore l’asthme. Ces difficultés d’accès menacent directement la continuité des soins, exposant les malades à des risques de complications graves.
« Il devient de plus en plus courant que des citoyens fassent plusieurs pharmacies sans trouver leur traitement habituel. Certains renoncent même à poursuivre leur protocole thérapeutique faute de disponibilité », déplore la Fédération.
Au-delà de l’impact sanitaire, la FMDC pointe du doigt un manque criant de visibilité sur les délais de réapprovisionnement. Ni les patients ni les professionnels de santé ne disposent d’informations fiables permettant d’anticiper ou de contourner ces ruptures. Cette opacité alimente un climat d’incertitude, particulièrement angoissant pour les personnes sous traitement vital.
Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités sanitaires à une réaction rapide et structurée. Elle demande un renforcement de la transparence sur l’état des stocks, une communication claire et régulière auprès du public, ainsi qu’un plan national de sécurisation de l’approvisionnement en médicaments essentiels.
La FMDC insiste également sur la nécessité d’une meilleure planification des besoins, couplée à un contrôle rigoureux des circuits de distribution, afin de prévenir les ruptures à répétition. Pour la Fédération, ces épisodes ne doivent pas devenir une fatalité ou une norme dans le paysage sanitaire marocain.
Alors que le Maroc poursuit des réformes majeures de son système de santé, cette alerte résonne comme un rappel urgent : garantir un accès équitable et continu aux traitements de base reste un pilier incontournable de toute stratégie de santé publique.

