La Haute Autorité de Santé (HAS) de France a récemment appellé à ne plus prescrire la vitesse de sédimentation (VS), un test ancien utilisé pour détecter l’inflammation. En 2023, il représentait près de 16 millions d’actes remboursés, pour un coût de 12 millions d’euros.
Commandée par l’Assurance maladie, l’analyse de la HAS conclut à une absence d’intérêt médical dans les indications évaluées. L’institution estime que cet examen, souvent demandé en médecine générale ou en rhumatologie, ne répond plus aux exigences actuelles de fiabilité. Trois limites majeures sont relevées, notamment la faible reproductibilité du test, sa sensibilité à des facteurs non liés à une inflammation et sa lenteur à réagir à un processus inflammatoire en cours.
Des alternatives plus fiables au test de la vitesse de sédimentation existent, notamment le dosage de la protéine C-réactive (CRP), déjà largement utilisé en clinique. Ces méthodes offrent une meilleure précision, notamment dans le suivi des maladies inflammatoires ou infectieuses.
La HAS recommande donc de cesser toute prescription de la VS, quelles que soient les situations cliniques, et de revoir son éventuel remboursement. Cette décision s’inscrit dans une démarche de pertinence des soins, visant à garantir des pratiques fondées sur des preuves solides.
Ce changement doit aussi contribuer à mieux orienter les médecins vers les examens les plus efficaces, au bénéfice des patients comme du système de santé.

