Les autorités françaises ont saisi une cargaison d’olives marocaines après y avoir détecté un taux de chlorpyrifos-éthyl trois fois supérieur à la limite autorisée. Cette substance, interdite dans l’Union européenne depuis 2020 en raison de ses effets toxiques sur le système nerveux, a été identifiée grâce au système européen d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).
Selon les autorités françaises, la présence de ce pesticide dans ces olives représente un risque direct pour la santé publique. Le lot concerné a été immédiatement retiré du marché, et un avertissement a été adressé aux consommateurs.
Au Maroc, l’Observatoire marocain pour la protection du consommateur (OMPC) a réagi avec inquiétude à cet incident, estimant qu’il porte atteinte à la réputation des produits agricoles nationaux. L’organisme appelle à renforcer le contrôle sanitaire des exportations, en particulier celles destinées à l’Europe, afin de garantir leur conformité aux normes internationales de sécurité alimentaire.
Dans un communiqué, l’OMPC insiste sur la nécessité d’instaurer une surveillance rigoureuse et transparente tout au long de la chaîne de production, du champ jusqu’à l’exportation. Il recommande également de responsabiliser légalement les producteurs et exportateurs ne respectant pas les exigences sanitaires, et d’étendre ces contrôles au marché local.
L’organisation invite l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) à mener des inspections ciblées et régulières sur les circuits de production et de distribution, afin d’éviter toute récidive et de protéger la santé des consommateurs marocains comme étrangers.

