Le gouvernement marocain a publié un nouveau décret encadrant la formation hospitalière des étudiants en médecine, pharmacie et médecine dentaire. Le texte fixe les missions, les responsabilités et les conditions d’exercice des observateurs, externes, internes et résidents dans les établissements de santé publics, les hôpitaux militaires et les structures partenaires.
Les étudiants externes auront désormais des missions clairement définies durant leurs stages cliniques. En médecine et en médecine dentaire, ils participeront au suivi des patients, aux gardes et aux activités de soins sous supervision. En pharmacie, les externes prendront part à l’exécution des prescriptions, à la dispensation des médicaments et aux analyses biologiques hospitalières. Les étudiants de sixième année intégreront officiellement les équipes de soins.
Le décret détaille aussi le fonctionnement de l’internat. Accessible par concours, ce cursus durera deux ans à temps plein avec des stages dans plusieurs spécialités. Les internes devront participer aux gardes hospitalières, aux activités de recherche et à l’encadrement des externes. Le texte prévoit également des règles précises pour les médecins, pharmaciens et dentistes résidents engagés dans des formations de spécialité.
Les résidents devront exercer pendant au moins trois ans dans les structures relevant du ministère de la Santé ou des groupements sanitaires territoriaux après l’obtention de leur diplôme. Les candidats souhaitant être dispensés de cet engagement devront rembourser les rémunérations et frais de formation perçus durant leur résidence.
Cette réforme intervient après plusieurs années de tensions dans les facultés de médecine marocaines. Les débats autour de la réduction de la durée des études, les grèves étudiantes et les difficultés liées aux stages hospitaliers ont marqué le secteur. Avec ce nouveau cadre réglementaire, les autorités cherchent à mieux organiser la formation clinique et à renforcer les ressources humaines du système de santé marocain.

