Les éléments de la Direction Générale de la Sûreté Générale (DGSN) ont saisi plus de quatre millions de comprimés de substances hallucinogènes en trois ans.
Cette donnée, révélée lors d’une conférence internationale à Casablanca, met en lumière un phénomène aux conséquences sanitaires majeures. Derrière les chiffres, se profile une évolution rapide des usages et des risques.
En 2025, plus de 1,6 million de comprimés ont été interceptés, soit une hausse de 10 % sur un an. La majorité provient de circuits transfrontaliers. Cette diversification des substances complique leur identification, leur prise en charge médicale et la prévention auprès des populations exposées.
Ces produits, souvent classés parmi les nouvelles substances psychoactives, agissent directement sur le système nerveux. Ils peuvent provoquer hallucinations persistantes, anxiété aiguë, troubles cognitifs et dépendance rapide. Les complications cardiovasculaires et neurologiques restent sous-estimées.
Autre tendance préoccupante : l’extension de la consommation à des groupes d’âge de plus en plus jeunes. Les autorités observent une exposition croissante des adolescents. À cet âge, le cerveau est encore en développement, ce qui accroît les risques de troubles psychiatriques durables.
Pour répondre à cette menace, le Maroc adopte une approche combinant contrôle, coopération internationale et surveillance scientifique. Les laboratoires spécialisés analysent les substances saisies afin d’orienter les politiques sanitaires. Cette évolution impose un changement de paradigme : ces drogues constituent désormais un enjeu de santé publique à part entière.

