Le Maroc prépare un dispositif numérique pour mieux gérer les déclarations de don d’organes. Le projet associe le ministère de la Justice (MJ) et celui de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS). Il vise à centraliser les données et à réduire les délais en situation critique.
Dans une réponse parlementaire, Abdellatif Ouahbi précise que les tribunaux pourront enregistrer les déclarations en temps réel. Les modifications et retraits seront également intégrés sans délai. L’ensemble reposera sur une base nationale sécurisée.
Le futur système doit permettre aux équipes médicales d’accéder rapidement aux informations sur les donneurs. Des alertes électroniques sont prévues pour les cas urgents.
Cette organisation vise à améliorer la coordination entre juridictions et établissements de santé. Elle doit aussi faciliter les décisions dans des situations où le temps reste déterminant.
Des limites opérationnelles identifiées
Aujourd’hui, le dispositif présente plusieurs failles. L’absence d’une base nationale complique la vérification du statut des donneurs. Les retraits de consentement ne sont pas toujours signalés à temps. La transmission des informations entre tribunaux et hôpitaux reste également lente. Ces contraintes peuvent retarder les procédures de transplantation.
Le projet s’inscrit dans l’application de la loi n°16.98 relative au don et à la transplantation d’organes. Les autorités cherchent à lever les blocages constatés sur le terrain.
Des visites ont été programmées dans plusieurs tribunaux. Elles doivent permettre d’évaluer les pratiques d’enregistrement, de traitement et de transmission des dossiers. Une commission conjointe a été mise en place. Elle réunit les services en charge des affaires pénales, de la modernisation et des systèmes d’information. Ses travaux incluent la collecte de données nationales sur les déclarations enregistrées entre 2013 et 2023. L’objectif est d’améliorer la gestion des informations et la réactivité des acteurs impliqués.

