Une évaluation récente du Global Health Cluster examine la manière dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) coordonne les réponses sanitaires lors des urgences humanitaires. L’Organisation agit comme agence chef de file du cluster santé au sein du Comité permanent interorganisations (IASC).
Le rôle de l’OMS consiste à structurer l’action collective des acteurs humanitaires face aux crises sanitaires. L’étude a été menée entre 2024 et 2025, dans un contexte marqué par une forte pression sur l’aide humanitaire. Les financements ont chuté de plus de 50 %, tandis que les besoins augmentaient sous l’effet des conflits et des catastrophes naturelles.
Malgré ces contraintes, l’évaluation souligne la pertinence du Global Health Cluster. Le mécanisme a permis de maintenir une coordination sanitaire jugée efficace, grâce à des partenariats opérationnels solides.
Le rapport met toutefois en évidence plusieurs marges de progression. Il recommande de renforcer la planification des transitions, les capacités nationales de coordination et les liens entre aide humanitaire et renforcement des systèmes de santé.
L’évaluation insiste aussi sur la nécessité d’améliorer les outils de suivi. Une meilleure mesure de l’impact collectif permettrait de renforcer la redevabilité et la lisibilité des actions sanitaires.
Ces conclusions s’inscrivent dans le cadre du Humanitarian Reset de l’IASC et des réformes ONU 2.0, qui visent à revoir les priorités et les modes d’intervention humanitaire.
À travers ces recommandations, l’OMS cherche à consolider la coordination sanitaire, soutenir le leadership local et améliorer la réponse de santé dans les contextes de crise prolongée.

