L’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Cutte contre la Corruption (INPPLC) a confié au cabinet Forvis Mazars la réalisation d’une étude visant à dresser une cartographie des risques de corruption dans le secteur de la santé. Le marché, attribué à l’issue d’un appel d’offres lancé en septembre, s’élève à 2,38 millions de dirhams.
Dans les détails, la mission porte sur trois domaines jugés sensibles. Le premier concerne les services de soins et la relation entre patients et structures hospitalières. Le deuxième s’intéresse au circuit des médicaments, de leur mise sur le marché jusqu’à leur distribution. Quant au troisième volet, il examine le fonctionnement du secteur privé de la santé, où des pratiques opaques peuvent nuire à l’équité et à la transparence.
L’objectif est de mieux comprendre comment la corruption peut affecter la qualité des services médicaux, l’équité d’accès aux traitements et la confiance des citoyens dans le système de santé. Les résultats de Forvis Mazars devraient servir de base pour recommander des mesures correctives et renforcer la gouvernance dans un secteur régulièrement critiqué pour ses dysfonctionnements.
Cette initiative intervient dans un contexte où le Maroc déploie plusieurs réformes pour moderniser son système de santé et améliorer la gestion de ses ressources. La cartographie des risques de corruption constitue ainsi un outil stratégique pour consolider la transparence et restaurer la confiance dans les services publics et privés liés à la santé.

