Contrefaçon de produits de santé et cosmétiques : l’OCDE alerte, le Maroc particulièrement exposé

L’OCDE et l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) tirent la sonnette d’alarme. Dans un rapport publié récemment, les deux institutions mettent en lumière l’ampleur croissante de la contrefaçon à l’échelle mondiale, avec des conséquences sanitaires directes pour des pays comme le Maroc.

Selon l’étude, 2,3 % des importations mondiales sont constituées de produits contrefaits, représentant près de 467 milliards de dollars. Le phénomène ne touche plus seulement les marques de luxe : il s’étend aux cosmétiques, médicaments, aliments, jouets ou encore pièces automobiles.

Le Maroc, pays à la fois de consommation et de transit de produits cosmétiques et de santé, est en première ligne. Les autorités douanières sont confrontées à une multiplication d’envois de petite taille via la poste ou des transporteurs privés, en provenance notamment de plateformes de vente en ligne. Des colis souvent dissimulés, de faible valeur unitaire, mais présentant un risque élevé pour la santé publique.

Car derrière ces marchandises illégales se cachent des produits échappant à tout contrôle sanitaire : médicaments inefficaces ou toxiques, crèmes provoquant des brûlures, composants dangereux dans des jouets destinés aux enfants, ou encore pièces mécaniques susceptibles de causer des accidents.

L’OCDE appelle à une réponse coordonnée à l’échelle internationale, incluant un renforcement du contrôle aux frontières, une surveillance accrue des circuits numériques et un engagement des plateformes de vente en ligne. Le rapport recommande également une vigilance accrue de la part des consommateurs : achat sur des circuits officiels, vérification de l’origine des produits, et signalement des cas suspects.

Dans un marché globalisé, le danger ne vient pas seulement de ce que l’on consomme, mais aussi de la manière dont on l’achète.

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