Compléments alimentaires : la CSPM critique un décret limité à neuf produits

Le Conseil de gouvernement a récemment adopté le décret fixant la liste des compléments alimentaires relevant du monopole pharmaceutique. Une décision aussitôt critiquée par la Confédération des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (CSPM), qui juge la liste retenue insuffisante et annonce poursuivre ses démarches pour obtenir son élargissement.

Le Conseil de gouvernement a adopté, jeudi, le décret relatif aux compléments alimentaires, mettant en œuvre les dispositions prévues par la loi 98-18 relative à l’Ordre national des pharmaciens. Le texte fixe la liste des compléments alimentaires dont la dispensation est réservée aux officines, une mesure attendue depuis plusieurs mois par les professionnels du secteur.

Selon la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM), le décret retient neuf catégories de produits seulement. L’organisation estime que cette liste reste largement en deçà des attentes de la profession, qui plaidait pour l’intégration d’un nombre beaucoup plus important de compléments alimentaires présentant, selon elle, un intérêt thérapeutique.

Le Dr Mohamed Lahbabi, président de la CSPM, indique avoir espéré que la modification de l’article 30 permettrait de réintégrer dans le monopole pharmaceutique l’ensemble des compléments alimentaires à visée thérapeutique. Elle considère que le texte finalement adopté limite fortement la portée de cette réforme.

La CSPM estime que le résultat aurait pu être différent si l’ensemble des acteurs concernés avait défendu une position commune en faveur d’un élargissement de la liste. Sans citer d’organisation en particulier, elle regrette que certains aient accompagné l’orientation retenue plutôt que de soutenir l’intégration d’un nombre plus important de compléments alimentaires au monopole pharmaceutique. Selon la confédération, cette liste aurait ainsi pu couvrir plus d’une centaine de produits présentant un intérêt thérapeutique.

La CSPM annonce qu’elle poursuivra ses démarches afin d’obtenir une révision du décret et un élargissement de la liste des compléments alimentaires concernés. Pour l’organisation, cette évolution répondrait à un double objectif : renforcer la protection de la santé publique et préserver le monopole pharmaceutique sur les produits présentant un intérêt thérapeutique.

spot_imgspot_img
0FansJ'aime
0SuiveursSuivre
22,800AbonnésS'abonner