Le ministère de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS) a réagi ce 13 novembre aux déclarations du député Abdellah Bouanou, qui accusait l’administration d’avoir accordé des avantages à certains importateurs de chlorure de potassium (KCl).
Ce produit, indispensable en réanimation et en anesthésie, fait l’objet d’une attention particulière depuis la tension observée sur le marché national. Le ministère rejette toute idée de privilège et rappelle que la gestion de cette matière vitale répond à des règles strictes pour garantir la continuité des soins.
Selon les informations communiquées, la pénurie récente du chlorure de potassium s’explique par l’arrêt temporaire d’un fabricant marocain engagé dans la modernisation de son site industriel. Cette interruption a réduit l’offre locale et créé un besoin urgent d’approvisionnement.
Pour y répondre, l’Agence Marocaine des Médicaments et des Produits de Santé (AMMPS) a accompagné la reprise de la production nationale et soutenu une deuxième entreprise dans le lancement de sa propre fabrication.
En parallèle, plusieurs opérateurs ont obtenu une autorisation exceptionnelle d’importation, ouverte à toute société conforme aux exigences techniques et réglementaires.
Le ministère souligne que ces autorisations n’accordent aucune priorité lors des appels d’offres publics. Les achats se font exclusivement via des procédures transparentes, où les produits autorisés bénéficient d’une préférence légale afin d’encourager la production locale. Les centres hospitaliers universitaires appliquent les mêmes règles pour leurs commandes, dans le respect de leur autonomie financière.
Face aux accusations, le ministère assure agir pour éviter toute rupture dans les établissements de santé et protéger les patients. Il réaffirme son engagement en faveur d’une gestion rigoureuse et transparente des médicaments essentiels et se dit prêt à fournir toutes les clarifications nécessaires pour maintenir la confiance du public dans la politique du médicament.

