La plateforme « Chikaya Santé » a enregistré 764 réclamations en quatre jours, a annoncé le 21 avril le ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), Amine Tehraoui, devant la Chambre des conseillers.
Ce niveau d’activité tranche avec la situation précédente. Avant son lancement, les réclamations ne dépassaient pas une dizaine par jour. L’outil semble répondre à une attente, avec des citoyens plus enclins à signaler les difficultés rencontrées dans les structures de santé.
Pensée comme un canal direct, la plateforme permet de déposer une réclamation et d’en suivre le traitement. Le dispositif repose sur un centre national d’écoute, appuyé par des solutions numériques destinées à structurer le suivi.
Les mesures engagées dans les hôpitaux accompagnent ce dispositif. Les services d’urgence ont été réorganisés avec un tri des patients selon la gravité. Les équipes ont été renforcées par 531 professionnels de santé. Cette organisation vise à mieux orienter les cas et à réduire les délais d’attente.
L’offre hospitalière a été élargie avec la mise en service de 11 structures. Elles ont permis d’ajouter 1.777 lits. Selon le ministère, près de 14 millions de citoyens sont concernés. D’autres projets sont en cours, avec un objectif de 2.900 lits supplémentaires d’ici fin septembre 2026.
L’accueil des patients fait aussi l’objet d’ajustements. 182 unités d’assistance médico-sociale ont été créées pour orienter les usagers. Des assistants spécialisés ont été mobilisés pour faciliter les démarches et limiter les ruptures dans les parcours de soins.
Le ministère travaille en parallèle sur la prise en charge en amont de l’hôpital. Un modèle régional du SAMU est en cours de déploiement. Des ambulances équipées sont progressivement mises en circulation. Un système d’information permet de suivre les interventions en temps réel et d’améliorer la coordination.

