La Commission européenne a approuvé une nouvelle stratégie thérapeutique pour les cancers gastriques opérables. Le traitement associe l’immunothérapie Imfinzi (durvalumab) à la chimiothérapie FLOT, utilisée avant et après la chirurgie.
Cette indication concerne les adultes atteints de cancers gastriques ou de la jonction gastro-œsophagienne aux stades précoces et localement avancés. Le protocole prévoit deux cycles d’Imfinzi (développé par AstraZeneca) combinés à la chimiothérapie avant l’intervention chirurgicale. Après l’opération, les patients poursuivent le même traitement pendant deux cycles supplémentaires. Une phase d’immunothérapie seule par durvalumab complète ensuite la prise en charge.
L’autorisation européenne s’appuie sur les résultats de l’essai clinique de phase III MATTERHORN. L’étude a été publiée dans la revue médicale The New England Journal of Medicine. Elle a également reçu un avis favorable du Comité des médicaments à usage humain de l’Agence européenne du médicament.
Selon le Pr Josep Tabernero, chef du service d’oncologie médicale à l’hôpital Vall d’Hebron de Barcelone et investigateur principal de l’étude, les besoins thérapeutiques restent importants. « Malgré la chirurgie et la chimiothérapie, le risque de rechute demeure élevé. Dans l’essai MATTERHORN, près de 70 % des patients traités par durvalumab étaient encore en vie trois ans après le traitement », souligne-t-il.
Pour AstraZeneca, cette autorisation marque une étape dans le développement de l’immunothérapie en phase précoce du cancer. Le laboratoire rappelle que l’association Imfinzi-FLOT est déjà autorisée aux États-Unis et dans plusieurs autres pays. Des demandes d’autorisation sont actuellement examinées au Japon et dans d’autres régions du monde.

