L’European Society for Medical Oncology (ESMO) fait évoluer ses recommandations en oncologie digestive. L’activité physique structurée est désormais intégrée dans la prise en charge du cancer du côlon, notamment aux stades III et II à haut risque.
Cette reconnaissance marque un changement de positionnement clinique. L’exercice n’est plus limité à la prévention ou à la phase post-traitement. Il entre dans la stratégie thérapeutique active, en complément de la chimiothérapie adjuvante.
Les données cliniques récentes montrent un effet mesurable sur la fatigue, l’inflammation et l’état général des patients. Ces paramètres influencent directement la tolérance aux traitements et le parcours de soins en oncologie.
Les recommandations ciblent les profils à risque de récidive, où une approche globale s’impose. L’activité physique doit être encadrée, adaptée et intégrée dans un suivi multidisciplinaire structuré.
Cette évolution a été mise en avant par la Pr Fadila Kouhen, doyenne de la Faculté Mohammed VI de Médecine de Rabat et Professeur à l’Hôpital Universitaire International Mohammed VI de Rabat, soulignant que l’ESMO traite désormais l’exercice comme une composante thérapeutique.
Pour les systèmes de santé, cette orientation confirme l’émergence d’une oncologie plus intégrative, où les soins de support validés scientifiquement complètent les traitements conventionnels.

