Une équipe de recherche française travaille sur une prise de sang capable de détecter précocement le cancer colorectal. Le projet vise à identifier, dans le sang, une protéine associée à la présence de polypes, premières lésions à risque.
Le programme, baptisé COLNET, est porté par Julie Pannequin et mené avec Jean Albrengues. Il est soutenu par la Fondation ARC. Le test repose sur une analyse simple. Il permettrait d’identifier les patients à risque avant l’apparition de symptômes. En cas de résultat positif, une coloscopie serait proposée pour confirmer le diagnostic et retirer les lésions.
Des premiers résultats encourageants
Le cancer colorectal peut être traité efficacement s’il est détecté tôt. Les polypes constituent des lésions précancéreuses. Leur identification précoce améliore nettement le pronostic. Pourtant, la participation au dépistage reste limitée. Les tests actuels, jugés contraignants, freinent une partie de la population.
Les chercheurs ont déjà testé cette approche sur une centaine de patients. Les résultats montrent une capacité à identifier les cas à risque. Les travaux doivent se poursuivre sur un échantillon plus large. L’objectif consiste à atteindre un niveau de fiabilité suffisant pour une utilisation clinique.
Mieux cibler les examens
Chaque année, un nombre important de coloscopies est réalisé. Cet examen mobilise des moyens humains et techniques importants. Un test sanguin pourrait permettre de mieux orienter les patients. Il réduirait les examens inutiles et faciliterait l’organisation des soins.
Les équipes observent une augmentation des cas chez des patients plus jeunes. Certains diagnostics concernent désormais des personnes âgées de 30 à 40 ans. Cette évolution interroge les stratégies de prévention. Elle pourrait conduire à adapter les recommandations de dépistage.

