OMS sous tension : une coupe budgétaire de 21 % après le retrait américain

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) traverse une période critique. La décision des États-Unis de ne plus verser leur contribution volontaire à l’institution a entraîné une baisse de 21 % de son budget global pour la période 2026–2027.

Cette coupe soudaine met à mal plusieurs de ses opérations, notamment dans les régions les plus vulnérables du globe. Jusqu’ici principal contributeur, Washington apportait chaque année plus de 600 millions de dollars. Son retrait, officialisé début 2025, oblige l’agence onusienne à revoir ses priorités et à restructurer ses équipes.

À Genève, plus de 400 postes ont déjà été supprimés, et d’autres suppressions sont en cours. Certains départements devraient être délocalisés à Berlin, Dubaï ou Lyon afin de réduire les coûts.

Les programmes de santé publique risquent également de faire les frais de cette réorganisation. En Europe, les campagnes de prévention contre les maladies non transmissibles seront réduites. En Asie-Pacifique, certaines actions liées à l’hygiène et à la santé des adolescents vont tout simplement s’arrêter.

Ces ajustements interviennent dans un contexte mondial toujours marqué par les menaces épidémiques. Pour de nombreux observateurs, la fragilisation de l’OMS pourrait affaiblir la capacité de réponse face aux futures urgences sanitaires.

La situation soulève aussi une inquiétude plus large : celle de voir la coopération internationale en santé publique céder à des logiques budgétaires et politiques nationales.

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