Le ministre de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS), Amine Tehraoui, a présenté devant la Chambre des représentants un état des lieux précis de plusieurs dossiers structurants du système de santé marocain, lors de la séance des questions orales ce 22 décembre.
Dans un contexte marqué par la généralisation de la protection sociale et la hausse de la demande de soins, le ministre a d’abord abordé la question de la maintenance des équipements hospitaliers. Il a reconnu des insuffisances persistantes dans les établissements publics et annoncé une nouvelle approche axée sur la maintenance préventive, l’inventaire national des équipements et le suivi contractuel, appuyés par des outils numériques.
Le volet des ressources humaines a également suscité de nombreux échanges. Amine Tehraoui a admis des déséquilibres régionaux, accentués par l’élargissement de l’AMO. Le ministère mise sur des recrutements ciblés, le redéploiement des compétences et la formation continue, tout en soulignant que ces mesures produisent des effets progressifs.
S’agissant de la carte sanitaire, le ministre a insisté sur la nécessité d’une planification plus rationnelle des infrastructures publiques. L’objectif est d’aligner les projets hospitaliers sur les besoins réels des territoires et de réduire les disparités d’accès aux soins entre régions.
Interpellé sur les délais de rendez-vous médicaux, Amine Tehraoui a reconnu un dysfonctionnement structurel. Il a évoqué une réorganisation des parcours de soins, fondée sur la digitalisation, une meilleure gestion des agendas et une coordination renforcée entre les niveaux de prise en charge.
Le ministre s’est montré ferme concernant les irrégularités dans certaines cliniques privées. Il a indiqué que les contrôles menés révèlent de nombreux manquements, notamment liés à la tarification et aux paiements illégaux. Des sanctions administratives ont été engagées lorsque les infractions sont établies.
Durant son intervention, Amine Tehraoui a réaffirmé la priorité donnée à la gouvernance, à la régulation et à l’amélioration concrète de l’offre de soins, dans un système soumis à de fortes tensions structurelles.

