Le gouvernement marocain a validé l’augmentation des allocations familiales pour les salariés du secteur privé. Le montant mensuel versé pour le quatrième, le cinquième et le sixième enfant passe désormais à 100 dirhams. Cette revalorisation, appliquée rétroactivement à partir du 1ᵉʳ janvier 2023, harmonise les prestations entre les secteurs public et privé.
Pour les enfants scolarisés ou âgés de moins de six ans, l’allocation mensuelle passera de 200 à 300 dirhams pour les non-orphelins et de 350 à 400 dirhams pour les orphelins. Concernant les enfants en situation de handicap, l’aide sera relevée de 300 à 400 dirhams pour les non-orphelins et de 450 à 500 dirhams pour les orphelins de père. Le soutien destiné aux enfants non scolarisés augmentera de 150 à 200 dirhams par mois.
Adoptée lors du Conseil de gouvernement, tenu ce 23 octobre à Rabat, cette mesure figure dans le projet de décret n°2.23.715, modifiant le décret du 9 juillet 2008 encadrant les allocations familiales servies par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Une avancée « majeure »
Présenté par la ministre de l’Économie et des Finances (MEF), Nadia Fettah, ce texte concrétise un engagement pris dans le cadre de l’accord de dialogue social signé le 30 avril 2022 entre le gouvernement et les principales centrales syndicales.
Pour le directeur général de la CNSS, Hassan Boubrik, cette décision s’inscrit dans la continuité de la réforme globale de la protection sociale. Il souligne qu’elle « marque une avancée majeure vers un modèle plus équitable, en phase avec la vision royale d’un État social solide ». Le responsable rappelle que la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) a déjà permis à des millions de Marocains d’accéder aux soins dans des conditions plus dignes.
Avant la réforme engagée en 2021, à peine 40 % des citoyens bénéficiaient d’une couverture santé. Ils sont désormais près de 25 millions, incluant les travailleurs indépendants et les bénéficiaires de l’AMO Tadamoun (anciennement RAMED). L’ajustement des allocations familiales vient ainsi renforcer ce chantier d’inclusion sociale, destiné à garantir une meilleure protection des ménages marocains.

