La Confédération des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (CSPM) a officiellement sollicité le ministère de la Santé et de la Protection Sociale (MSPS) afin d’être associée aux discussions entourant le projet de décret relatif à la révision des marges des médicaments.
Dans une correspondance adressée au ministre Amine Tehraoui, signée par le président de la CSPM, le Dr Mohamed Lahbabi, et datée du 2 juin 2026, l’organisation professionnelle rappelle une précédente demande formulée en avril dernier et insiste sur l’importance d’une concertation avec les acteurs du terrain avant l’adoption définitive du texte.
La CSPM affirme suivre avec attention l’évolution de ce chantier, considéré comme stratégique pour l’avenir du secteur pharmaceutique. Elle estime que les représentants des pharmaciens doivent pouvoir prendre connaissance du projet de décret et formuler leurs observations afin de contribuer à l’élaboration d’un dispositif équilibré, tenant compte des réalités économiques et professionnelles des officines.
Des conséquences directes pour les pharmacies
Dans sa lettre, que Santé Mag a pu consulter, la confédération souligne que toute modification du système de fixation des marges aura des répercussions sur l’ensemble de la chaîne du médicament. Elle rappelle que les pharmacies constituent le dernier maillon du circuit de distribution et jouent un rôle central dans l’accès des citoyens aux traitements.
Les syndicats mettent également en garde contre les effets potentiels d’une réforme qui ne prendrait pas suffisamment en considération les contraintes économiques auxquelles font face les officines. Selon eux, les changements envisagés pourraient influencer l’équilibre financier des établissements pharmaceutiques et, à terme, impacter la continuité de certains services de proximité.
Un appel au dialogue avec le ministère
La CSPM affirme toutefois soutenir les efforts visant à améliorer l’accès aux médicaments, à rationaliser les dépenses de santé et à renforcer la pérennité du système de couverture sanitaire. Elle considère néanmoins que ces objectifs nécessitent une approche participative associant l’ensemble des parties concernées.
La confédération appelle ainsi le ministère à ouvrir un dialogue avant la finalisation du décret. Pour les pharmaciens, une concertation préalable permettrait d’anticiper les éventuelles répercussions de la réforme et de construire un consensus autour d’un sujet qui concerne directement les patients, les professionnels et l’ensemble du système de santé.

