TDAH : la Commission nationale réclame l’accès à la Ritaline et au Concerta au Maroc

Un an après les engagements annoncés par les autorités sanitaires, les médicaments utilisés dans le traitement du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ne sont toujours pas disponibles au Maroc. La Commission nationale du TDAH demande aux pouvoirs publics de faire le point sur l’avancement du dossier.

Douze mois après la réunion organisée avec l’Agence Marocaine des Médicaments et des Produits de Santé (AMMPS), la Commission nationale du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), affiliée à l’Observatoire marocain de l’éducation inclusive, affirme que les patients n’ont toujours pas accès à la Ritaline ni au Concerta. Elle rappelle qu’en mai 2025, l’Agence avait annoncé son intention d’accélérer les démarches nécessaires à leur mise à disposition.

La commission explique avoir choisi, à l’époque, de faire confiance aux engagements pris par les autorités. Après plusieurs années de sensibilisation, de correspondances administratives et d’interventions auprès des institutions, elle avait suspendu toute forme de mobilisation publique afin de laisser le temps aux procédures d’aboutir. Aujourd’hui, elle estime que cette attente n’a produit aucun résultat concret pour les familles concernées.

Face à cette situation, l’organisation demande au gouvernement, au ministère de la Santé et de la Protection sociale ainsi qu’à l’AMMPS de communiquer sur l’état d’avancement du dossier. Elle souhaite connaître les mesures déjà entreprises, les étapes restant à franchir et les délais envisagés avant que ces traitements puissent être légalement accessibles au Maroc.

La Commission nationale du TDAH rappelle que les médicaments ne remplacent pas l’accompagnement psychologique, médical et éducatif, mais qu’ils occupent une place importante dans la prise en charge de nombreux patients. Elle souligne également que les difficultés ne concernent pas uniquement les enfants. Les adultes diagnostiqués avec un TDAH se retrouvent eux aussi sans solution, faute d’un cadre leur permettant d’obtenir légalement ces traitements.

Dans ce contexte, la commission appelle également le Conseil national des droits de l’Homme, l’Institution du Médiateur et les autres organismes compétents à suivre ce dossier. Elle affirme poursuivre son action jusqu’à ce que les personnes vivant avec un TDAH puissent bénéficier d’un accès durable aux médicaments prescrits par les professionnels de santé, dans les mêmes conditions que les patients concernés par d’autres pathologies.

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