Au 41ᵉ congrès de la Société Marocaine des Sciences Médicales, les maladies rares ont trouvé un écho particulier dans le programme scientifique. Le Pr Imane Chahid, professeure de neuropédiatrie et de pédiatrie à l’Hôpital mère-enfant Abderrahim Harouchi de Casablanca, a animé un symposium consacré à la neurofibromatose de type 1, une pathologie génétique aux enjeux encore sous-estimés.
Intitulé « Neurofibromatose de type 1 : enjeux et défis d’une prise en charge complexe », le symposium a permis de dépasser une lecture uniquement clinique de la maladie. Le Pr Chahid a rappelé que les manifestations cutanées visibles masquent souvent des complications neurologiques, tumorales et fonctionnelles sévères. Ces risques imposent un suivi médical rigoureux et prolongé.
Dans un échange avec Santé Mag, elle insiste sur l’importance du diagnostic précoce. Selon elle, la neurofibromatose de type 1 ne peut être prise en charge efficacement sans une coordination étroite entre plusieurs spécialités. Neuropédiatrie, pédiatrie, génétique, oncologie et imagerie doivent travailler ensemble pour anticiper les complications.
Le Pr Chahid a également participé à une communication orale en gynécologie et pédiatrie. Cette session a mis en lumière la qualité des travaux présentés par les jeunes médecins et l’intérêt de renforcer les liens entre disciplines. Ces échanges traduisent une évolution des pratiques, plus transversales et centrées sur le patient.
Les avancées thérapeutiques ont occupé une place importante dans les discussions. Certaines options récentes permettent d’améliorer le pronostic fonctionnel et la qualité de vie des patients. Pour le Pr Chahid, ces progrès doivent s’accompagner d’une meilleure formation des professionnels et d’une sensibilisation accrue aux maladies rares.

